Location Airbnb en copropriété : ce qui change en 2026
La location saisonnière de courte durée a explosé ces dernières années et le législateur a décidé de reprendre la main. En 2026, plusieurs mesures issues de la loi Le Meur (adoptée fin 2024) entrent pleinement en vigueur. Pour les propriétaires en copropriété, les changements sont concrets et peuvent avoir un impact direct sur leur capacité à louer leur bien sur des plateformes comme Airbnb.
Les copropriétés peuvent désormais interdire la location courte durée.
C'est la nouveauté majeure. Jusqu'ici, interdire la location meublée touristique dans un immeuble en copropriété était juridiquement complexe. Désormais, les copropriétaires peuvent voter en assemblée générale pour l'interdire, à la majorité absolue. Si votre règlement de copropriété prévoit une clause d'habitation bourgeoise — c'est-à-dire un usage strictement résidentiel — cette interdiction peut s'appliquer de plein droit, sans même passer par un vote.
Concrètement : avant de mettre votre bien sur Airbnb, vérifiez votre règlement de copropriété et renseignez-vous auprès du syndic. Louer en violation de ces règles expose à des poursuites de la part du syndicat des copropriétaires.
Le numéro d'enregistrement devient obligatoire — et les contrôles se renforcent.
Les communes de plus de 2 500 habitants peuvent désormais imposer un numéro d'enregistrement pour toute mise en location courte durée. Sans ce numéro, la plateforme est tenue de retirer l'annonce. Les amendes en cas de non-respect ont également été revues à la hausse. Dans des zones tendues comme Toulon et ses environs, ces obligations sont à prendre très au sérieux.
La limite des 90 jours pour les résidences principales est maintenue.
Rien ne change sur ce point : si vous louez votre résidence principale, vous ne pouvez pas dépasser 90 nuits par an sur les plateformes de location courte durée. Au-delà, le bien bascule dans la catégorie des meublés touristiques — avec des obligations fiscales et administratives bien plus lourdes.
Des impacts sur la valeur et la revente du bien.
C'est un aspect souvent négligé : un bien soumis à une interdiction de location courte durée par sa copropriété peut voir son attractivité diminuer auprès de certains investisseurs. À l'inverse, dans des résidences qui l'autorisent explicitement, cette tolérance peut devenir un argument de vente. Un élément de plus à anticiper si vous envisagez de revendre à moyen terme.
Ce que ça change pour vous concrètement.
Si vous êtes propriétaire bailleur ou investisseur dans le secteur de Toulon et du Var, ces évolutions méritent d'être intégrées dans votre stratégie. Location longue durée, meublé classique, colocation… les alternatives à la location courte durée sont nombreuses et peuvent s'avérer tout aussi rentables — avec beaucoup moins de contraintes légales.
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